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Alsacien a bordeaux 
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce 1975: Amoureux de Paname (le 27/10/2005 à 19h17)



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite fille des sombres rues

 

Non ne crois pas fillette

Me retenir encore

Dans tes rues sans violette

Dans ton triste décor

N'essaie pas de me suivre

Déserte mes rivages

Loin de toi je veux vivre

De plus beaux paysages

 

Petite fille des sombres rues, éloigne toi

Petite fille au yeux perdus, tu m'oublieras

 

J'ai trop longtemps vécu

Dans de pauvres ruelles

Trop longtemps attendu Un dernier arc en ciel

J'ai besoin de soleil

Et d'horizons moins gris

Je veux voir les merveilles

Que près de toi j'oublie

 

Petite fille des sombres rues, éloigne toi

Petite fille aux yeux perdus tu m'oublieras

 

Je ne suis pas de ceux

Que chasse la lumière

Et qui vivent heureux un éternel hiver

De l'amour je ne veux

Que les filles des rivières

Lorsque j'aime les yeux

J'aime aussi la chaumière

 

Petite fille des sombres rues, éloigne toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Nos chemins se séparent,

Entends la vie m'appelle

Je quitte les trottoirs

Et tes grises dentelles

Je pars pour des royaumes

Où l'on m'attend peut être

Où le bonheur embaume

Et donne un air de fête

 

Petite fille des sombres rues, éloigne toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Laisse moi m'en aller

Je n'ai plus rien à dire

Mais si tu veux pleurer

N'essaie pas de sourire

Retourne dans ta nuit

Au fond de tes faubourgs

Retourne dans l'ennui qui habite tes jours

 

Petite fille des sombres rues, éloigne toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

 

 

La java sans joie 

 

Moi j'aime bien chanter la racaille

La mauvaise herbe des bas quartiers

Les mauvais garçons la canaille

Ceux qui sont nés sur le pavé

J'ai bien du mal à les chanter

Tell'ment qu'elles sont tristes mes histoires

Mais celle que j'vais vous raconter

Elle fait mêrme pleurer ma guitare

 

Ecoutez là ma java sans joie

C'est la java d'un p'tit gars

Ecoutez là ma java sans joie

La java d'un p'tic garss quétait sans foi ni loi

 

Sa mère l'avait eu un beau soir

Alors qu'elle s'y attendait pas

Il est né près des grands boul'vards

Sur le pavé humide et froid

Il a jamais su l'nom d'son père

Puisque sa vieille vingt fois par jour

Pour dix sacs s'envoyait en l'air

Dans un boxon d'la rue du Four

 

Ecoutez là ma java sans joie

C'est la java d'un p'tit gars

Ecoutez là ma java sans joie

La java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi

 

Après avoir quitté l'école

Où qu'y s'est pas trop attardé

Il s'est mis dans la cambriole

Avec ses copains de Saint Mandé

Il a voyouté quelques temps

Avec Dédé le surineur

Avec Julot d'Ménilmontant

Et toute la bande du Sacré-Coeur

 

Ecoutez là ma java sans joie

C'est la java d'un p'tit gars

Ecoutez là ma java sans joie

La java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi

 

Il commençait à s'faire un nom

Et dans les petits bals musette

Lorsque jouait l'accordéon

On voyait tourner sa casquette

Il butta son premier larron

Alors qu'il avait pas vingt ans

Le crime c'était sa vocation

L'arnaque c'était son tempérament

 

Ecoutez là ma java sans joie

C'est la java d'un p'tit gars

Ecoutez là ma java sans joie

La java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi

 

Dans l'quartier où i'f'sait son beurre

Y'a des gens qui l'appelaient Monsieur

Mais les flics ces petits fouineurs

Ne le quittaient jamais des yeux

Quand il a eu un peu trop d'sang

Sur ses doigts couverts de bijoux

Ils l'ont ficellé sur du bois blanc

Et ils lui ont tranché le cou

 

Ecoutez là ma java sans joie

C'est la java d'un p'tit gars

Ecoutez là ma java sans joie

La java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi

 

 

 

Gueule d'aminche

 

Ecoutez ça les aminches

Les escarpes et les marlous

C'est l'histoire d'un drôle de grinche

Tronche d'amour, gueule de voyou

 

C'est une histoire féroce

Qui f'ra pleurer les frangins

Qui fera chialer les gosses

De Belleville jusqu'à Pantin

 

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non ça n'est pas mon histoire

 

C'est l'histoire triste et sordide

D'un gigolo d'la Vache-Noire

Qu'aimait d'un amour stupide

Une bourgeaoise des boul'vards

 

L'avait pas une gueule trop moche

Sous sa casquette de fortif

Y trainait à la Bastoch'

Où c'est qui jouait du canif

 

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non ça n'est pas, mon histoire

 

C'était le roi des barrières

L'as de la java musette

L'tombeur des bals populaires

D'la chapelle à la Vilette

 

Enfin bref, c'était l'bon jules

Pas bégueule et presque honnête

Il avait pas trop d'scrupules

D'gagner sa croûte à Montmartre

 

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non ça n'est pas mon histoire

 

Mais l'angoisse c'est qu'un beau soir

Il a rencontré c'te môme

Son sourire en balançoire

Ses grands airs et ses diplomes

 

L'aurait mieux fait d'la maquer

Sur l'trottoir pour 300 balles

Plutôt que d's'amouracher

De cette salope en cavale

 

Pleurez pas, dans vos mouchoirs

Non ça n'est pas, mon histoire

 

Depuis qu'il l'a dans la peau

C'est plus l'marlou qu'j'ai connu

Y parle de s'mettre au boulot

De plus trainer, dans les rues

 

Pour y offrir des dentelles

y renonce même au fric-frac

Aux coups d'surin et d'semelles

Aux combines et à l'arnaque

 

Les escarpes et les marlous

Qui trainez sur l'macadam

Faites vous plutôt couper l'cou

Qu'd'en pincer pour une grande dame.

 

 

 

La coupole

 

Andy Warhol, à la coupole

Peint le gambettes de Mistinguett

Il les dessine très longilignes

Leur donne la forme du cou d'un signe

 

Lewis Carrol à la Coupôle

Parle de fillettes en salopettes

Il les devine vêtues de Jean's

Pleines de paillettes sur les paumettes

 

Elles me fascinent, toutes ces gamines

Avec leur mines de Marylin

Sortant d'l'école, vers la Coupole

Elles caracoles et elles racolent

 

Quand vient le soir, j'aime aller voire

Un verre d'alcool à la Coupole

Pour faire du gringue à toutes ces dingues

A toutes ces folles bien trop frivoles

 

Toutes les idoles, de la coupole

les midinettes, les gigolettes

Les carolines en crinolines

Ne sont en fait que des starlettes

 

 

 

Hexagone

 

Ils s'embrassent au mois de Janvier

Car une nouvelle année commence

Mais depuis des éternités

L'a pas tell'ment changé la France

Passent les jours et les semaines

Y'a qu'le décor qui évolue

La mentalité est la même

Tous des tocards, tous des faux culs

 

Ils sont pas lourds en Février

A se souvenir de Charonne

Des matraqueurs assermentés

Qui fignolèrent leur besogne,

La France est un pays de flics

A tous les coins d'rue y'en a 100

Pour faire règner l'ordre public

Ils assassinent impunément

 

Quand on execute au mois d'Mars

De l'autr' côté des Pyrénées

Un anarchiste du Pays Basque

Pour lui apprendre à s'révolter

Ils crient ils pleurent et ils s'indignent

De cette immonde mise à mort

Mais ils oublient qu'la guillotine

Chez nous aussi fonctionne* encore

 

Etre né sous l'signe de l'Hexagone

C'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment

Et le roi des cons sur son trône

J'parierai pas qu'il est All'mand**

 

On leur a dit au mois d'Avril

A la télé dans les journeaux

De pas se découvrir d'un fil

Que l'printemps c'était pour bientôt

Les vieux principes du seizième siècles

Et les traditions imbéciles

Ils les appliquent au pied d'la lettre

Y m'font pitié tous ces débiles

 

Ils se souviennet au mois de Mai

D'un sang qui coula rouge et noir

D'une révolution manquée

Qui faillit renverser l'histoire

J'me souviens surtout d'ces moutons

Effrayés par la liberté

S'en allant voter par millions

Pour l'ordre et la sécurité

 

Ils commémorent au mois de Juin

Un débarquement d'Normandie

Ils pensent au brave soldat Ricain

Qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui

Ils oublient qu'à l'abri des bombes

Les Français criaient "Vive Pétain"

Qu'ils étaient bien planqués à Londres

Qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin

 

Etre né sous l'signe de l'Héxagone

C'est pas la gloire en vérité

Et le roi des cons sur son trône

Me dites pas qu'il est Portuguais

 

Ils font la fête au mois d'Juillet

En souv'nir d'une révolution

Qui n'a jamais éliminé

La misère et l'exploitation

Ils s'abreuvent de bals populaires

D'feux d'artifices et de flonflons

Ils pensent oublier dans la bière

Qu'ils sont gouvernés comme des pions***

 

Au mois d'août c'est la liberté

Après une longue année d'usine

Ils crient : "Vive les congés payés"

Ils oublient un peu la machine

En Espagne, en Grèce ou en France

Ils vont polluer toutes les plages

Et par leur unique présence

Abimer tous les paysages

 

Lorsqu'en Septembre on assassine

Un peuple et un liberté

Au coeur de l'Amérique Latine

Ils sont pas nombreux à gueuler

Un ambassadeur se ramène

Bras ouverts ils est accueilli

Le fascisme c'est la gangrène

De Santiago jusqu'à Paris

 

Etre né sous l'signe de l'Hexagone

C'est vraiment pas une sinécure

Et le roi des cons sur son trône

Il est Français ça j'en suis sur.

 

Finies les vendanges en Octobre

Le raisin fermente en tonneaux

Ils sont très fiers de leurs vignobles

Leurs "côtes du Rhône" et leurs "Bordeaux"

Ils exportent le sang de la Terre

Un peu partout à l'étranger

Leur pinard et leur camembert

C'est leur seule gloire à ces tarés

 

En Novembre au salon d'l'auto

Ils vont admirer par milliers

L'dernier modèle de chez Peugeot

Qu'y pourront jamais se payer

La bagnole, la télé, l'tiercé

C'est l'opium du peuple de France

Lui supprimer, c'est le tuer

C'est une drogue à l'accoutumence

 

En Décembre c'est l'apothéose

La grande bouffe et les p'tits cadeaux

Ils sont toujours aussi moroses

Mais y a d'la joie dans les ghettos

La Terre peut s'arrêter d'tourner

Y rateront pas leur réveillon

Moi j'voudrais tous nous voir crever

Etouffés de dinde aux marrons

 

Etre né sous l'signe de l'Hexagone

On peut pas dire qu'ca soit bandant

Et si l'roi des cons perdait son trône

Y'aurait 50**** millions de prétendants

 

* "Fonctionne encore" remplacé par "ça plait encore" après l'abolition de la peine de mort en 1981

**"All'mand" remplacé par "Flamand" sur presque toutes les versions postèrieures à l'album

***"gouvernés comme des pions" remplacé par "gouvernés par des cons" en fonction du pouvoir en place

****"50 millions" actualisés à "60 millions" depuis une bonne dizaine d'années

 

 

 

Ecoutez moi les Gavroches

 

Pour toutes les fleurs du béton

Pour tous les gamins de Paris

J'ai composé cette chanson

Pour éclairer leurs sombres nuits

 

Pour ceux sui vivent sur le bitume

Qui n'ont jamais vu le gazon

Qui ne connaissent que la brume

Qui n'ont qu'un ciel gris pour plafond

 

Ecoutez moi les Gavroches

Vous les enfants de la ville

Non Paris n'est pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

Ouvrez vos yeux pleins d'innocence

Sur un Paris qui vit encore

Et qui fera de votre enfance

Le plus merveilleux des décors

 

Voyez plus loin que l'horizon

Le temps n'a pas tout démoli

Les rues sont pleines de chansons

Les murs ne sont pas toujours gris

 

Ecoutez moi les Gavroches

Vous les enfants de la ville

Non Paris n'est pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

Trainez vos vies dans les ruelles

Dans les vieux bistrots , dans les cours

Et sur les pavés eternels

Qui n'ont pas quitté les faubourgs

 

Allez respirer sur la butte

Tous les parfums de la commune

Souvenirs de Paris qui lutte

Et qui pleure parfois sous la lune

 

Ecoutez moi les Gavroches

Vous les enfants de la ville

Non Paris n'est pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

 

 

Rita (chanson d'amour)

 

Rita, donne mon ton coeur

Rita, donne moi ta main

Rita, donne moi ta soeur

Rita, nous partons demain

 

 

 

Camarade bourgeois

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

La Triumph en bas d'chez toi

Le p'tit chèque en fin de mois

regarde toi ah ah ah

regarde toi ah ah ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

T'as vraiment pas l'air con

Quand tu sors le dimanche

Ton petit complet veston

Et ta chemise blanche

Regarde toi ah ah ah

Regarde toi ah ah ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

Tu roules en Ferrari

Ou en Lamborghini

Tu roules des épaules

Tu te crois super drôle

Regarde toi ah ah ah

Regarde toi ah ah ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

Je sais ton père est patron

Faut pas en faire un complexe

Le jour d'la révolution on lui coup'ra qu'là tête

Regarde toi ah ah ah

Regarde toi ah ah ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

Tu passes ton temps au drugstore

Sur les Champs Elysées

Tu te crois très très fort

T'es jamais qu'un minet

Regarde toi ah ah ah

Regarde toi ah ah ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils à Papa

Rejoins les rangs de la pègre

Tu prendras vraiment ton pied

Ne soit plus une petite pède

Nous sommes tous des défoncés

Regarde moi ah ah ah

Regarde moi ah ah ah

Regarde moi ah ah ah

Regarde moi ah ah ah

 

 

 

Le gringalet

 

C'était un gringalet

Pas vraiment laid

Mais il était

Né à Paname

Tous ceux qui l'connaissaient

Y disaient

Qu'y savait

Causer au dames

 

C'était pas un tocard

Un ringard

Un traine-boul'vard

On l'app'lait l'Saint Bernard

Le Mozart

Du pont des arts

 

C'était pas un dragueur

Un flambeur

De fin d'semaine

Il amenait nos p'tites soeurs

Un quart d'heure

Su'l'bord d'la Seine

 

Il avait pas eu d'père

Pas eu d'mère

Ni d'anniversaire

Il était né un soir

Rue Rochechouart

Près d'une poubelle

 

Il avait pas eu d'chance

Ni d'vacances

Dans son enfance

Mais quand fallait d'l'ambiance

Sa seule présence

C'était Byzance

 

C'était un bon copain

Y méritait bien

 C'te chansonnette

Car il est mort de faim

Un beau matin

Rue d'la Roquette

 

Ma chanson se termine

Ca m'déprime

C'est pas humain

Moi j'aime pas les chansons

Où les héros

Y meurent à la fin

 

 

 

La menthe à l'eau

 

Quand la Marie que j'aimais

S'amenait en minaudant

Dans mon nid au mois de Mai

J'avais jamais mal aux dents

De tout Marie émanait

Le beau, le doux, le mignon

Mais dans ma menue monnaie

Y'avait pas le mot million

 

Marie n'était pas mémère

Elle aimait bien ma moumouth

Mes mimiques, ma marinière

Et mes manières de mamouth

 

Les amis de mon aimée

M'amusaient mais allons-donc

Les habits amidonnés

Ils donnaient dans le bidon

 

Mais Marie, ma muse, ma reine

N'était pas des masses ma mie

La muse ment et l'amant peine

Si j'puis m'exprimer ainsi

 

C'est décidé dès demain

J'ai des idées détonnantes

Je vais demander la main

De Marie, si ça l'enchante

Si j'aimais sa tombola

Si jamais ça tombe à l'eau

Mon amante deviendra

Ben voyons, l'amante à l'eau

 

 

 

Greta

 

Ich liebe dich Greta

Ich liebe da gretich

Ich liebe tach gredi

Dis moi pourquoi Greta

Dis quoi pourta gremoi

Dis ma pourqua gros tas

Y'a un mur entre toi et moi

 

I love you Greta

I love ya gretou

I louve yo grata

dis moi pourquoi Greta

Dis quoi pourta gremoi

Dis ma pourqua gros tas

Y'a un mur entre toi et moi

 

Oh oui je t'aime Greta

Oh ouaime je t'a gretoui

Oh oua je t'oui gretaime

Dis moi pourquoi Greta

Dis quoi pourta gremoi

Dis ma pourta gros tas

Y'a un mur entre toi et moi

 

Dis moi warum Greta

Dis moi pourquoi Greta

Pourquoi qu't'habites à Berlin Est

Pourquoi qu'j'habite à Berlin Ouest


 

 

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